"Les reptiliens"
La mémoire des images La peau des mémoires vives
La mémoire en stretch Exhale ses ramages
En rides et en résilles S'éxalte sur le tas
Le derme des mémoires se fige En succulences dérives
Et suspend les dérives Qui se meuvent et soupirent
La toile des yeux s'imprime
Sous le souffle des ansLe ménage se plisse
Le manège s'invite
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Membranes irriguées Et l'aisance des iris
Organes exprimés Assurent sur les stances
Muqueuses exfoliée Une tessiture tactile
Lisible sur le lien
Et retrouve la fréquence Qui unit hier à demain
Des séismes et des transes Mais qu'il faut bien traduire
Des caresses et des coups Le stock encombre les distances
Des liesses et des repos A l'or des sous ans tendus
Relier les reliefs
Et déduire sur les poussières
Et les larmes et les stucs
Les moutures agiles
Les moulures actives
Les morsures habiles
Et les sculptures soudées
Au plaies et aux plaisir
Des charmes se dessinent Les replis ne se disent que sur confidences
Et révoquent le faux style Confiées du bout des dermes
Le toc troque sa version Quand dansent sur les grilles
Et révèle sa pellicule Les effets des spectres
Dans la chambre indurée Des vêrtures des passantes
Quelque part sous licence Des résurgences vives
de vérité traquée L'atonie latente
Evadées sur brises ou en tempêtes
Là entre deux îles ou deux corridors
Les amours érodent Le temps tisse en chrysalides
Les cris ne font la rime Au coeur des entres tièdes
Qu'aux larmes en solitude Et des matières grises
L'érosion du visible Les replis de mémoirs se dénudent
L'articulation des phrases Et libèrent du tendre et du sensible
La stase en extase La texture et le muscle
La phrase retenue La tresse et la mèche sage
En amont des non-dits L'incurable beauté des plissures
A l'aval des mystères Des pliures des âmes
L'estuaire des fréquences
Ponctuent des déserts Hébergés
La cervelle se plisse
En instance de marée Thierry Gaudin Pour Margot Buffet